Qui a suivi l’actualité économique de ce mois d’août – même depuis sa chaise longue – avait peu de chance d’échapper à cette mise en garde à propos de la dette. Inquiétude sur les dettes aurait été une formulation plus exacte car 3 préoccupations se cristallisaient au même moment : celle concernant la dette publique américaine, celle sur les dettes et engagements du secteur de la technologie et enfin l’inquiétude sur la dette française… Trois marchés obligataires, trois sources d’inquiétude bien distinctes et les premiers effets se font sentir : La tension sur la dette américaine a déjà provoqué un net réveil de l’or et d’autres actifs perçus comme « réserve de valeur ».
Pour le reste les effets sont encore raisonnables mais gare… James Carville (homme politique américain proche de Bill Clinton) ne s’y trompait pas, il avait vu les effets de la hausse des taux de 1993 qui allait finalement modifier la politique budgétaire américaine. Sa formule est restée dans les annales : « Je pensais que s’il y avait une réincarnation, je voudrais revenir en tant que président, pape ou frappeur de baseball. Mais maintenant, je voudrais revenir en tant que marché obligataire. Vous pouvez intimider tout le monde ! ». On ne peut que souscrire et ajouter que l’adage vaut tant pour la sphère gouvernementale que pour la sphère privée. Nous développons ces sujets dans notre lettre.