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L’IPO tant attendue a eu lieu : SpaceX est désormais une valeur cotée. Le buzz autour de l’introduction était bien orchestré, le « storytelling» euphorisant. Lors des deux premiers jours de cotation la capitalisation de SpaceX s’envole gagnant jusqu’à 50 % par rapport à un prix d’IPO pourtant généreux (la valeur se paie environ 80 fois son chiffre d’affaires !). La volatilité des IPOs et les excès de valorisation probables font partie intégrante du fonctionnement du marché américain ; les aménagements réalisés pour accélérer l’intégration de SpaceX dans les indices et lui conférer une pondération supérieure à celle autorisée par son flottant limité le sont moins. Si l’on en croit les premières fissures apparues vers la fin du mois, l’euphorie a peu de chances de durer… Le mois de Juin aura aussi marqué l’arrivée de Kevin Warsh à la tête avec un discours plutôt « faucon » qui n’est pas sans contraster avec les objectifs de la Maison Blanche et sans avoir d’implications sur les marchés financiers. Cette possible difficulté à se comprendre n’est pas sans nous rappeler la communication parfois cryptique d’Alan Greenspan qui vient de nous quitter. Pour mémoire, il fut l’un des premiers, en 1996, à évoquer « l’exubérance irrationnelle » des marchés financiers. Il a crié au loup bien trop tôt, mais les investisseurs d’aujourd’hui seraient bien avisés de ne pas oublier l’avertissement de Greenspan : avec des cycles plus courts et un patron de la Fed moins accommodant, l’exubérance de ces dernières semaines pourrait être moins longue qu’escomptée ! Nous revenons sur ces thèmes dans notre lettre d’investissement.

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Un mois après le début de la guerre en Iran, alors que se meurt le scénario d’une opération éclair les marchés commencent à envisager une opération de longue durée dont les conséquences sur les marchés se résument en une implication imparable : prix du pétrole élevé = taux élevés et actions en baisse. Car des conditions de circulation dans le détroit d’Ormuz et du niveau du pétrole dépendent désormais tous les prix d’actifs. Comme le résumait bien un gérant américain : que l’on traite de l’Apple ou du 10 ans américain « pour finir nous sommes tous devenus des traders de pétrole ». Les développements des derniers jours ont rappelé qu’il était souvent plus difficile de sortir d’un conflit que d’y entrer. Les seuils de douleur des belligérants sont souvent sous-estimés, Trump élu sur un programme de non-interventionnisme engage son pays dans un conflit majeur... En un mot loin de nous l’idée de pronostiquer une date de résolution de crise. Deux convictionsnéanmoins. La première concerne le seuil de douleur du président américain, ce seuil étant cyniquement plus corrélé au prix du pétrole et du 10 ans américain qu’à tout autre chose le scénario des années 70 devrait être évité. Qu’un tel scénario vienne à être « pricé » par les marchés, cela ne peut être complètement exclu et sans doute aurait-on des points d’entrée. Quant à notre deuxième conviction – plus ancienne – la situation actuelle valide (tristement) que le réveil brutal du prix des matières premières observé il y a plus d’un an déjà s’inscrit surement dans une durée longue. Nous revenons sur ces sujets dans cette lettre d’investissement.

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De nombreux gagnants et peu de perdants, c’est le premier constat qui vient à l’esprit à l’heure du bilan annuel des marchés. Certes il y eut bien quelques victimes en 2025 : Côté devises le dollar perd plus de 10% environ contre euros et franc suisse, le yen perd lui aussi près de 1’% contre euros.  Le bitcoin est sérieusement à la peine depuis l’automne, et côté matières premières le Pétrole (référence WTI) perd 20% sur l’année…  mais face à cette poignée de perdants que de gagnants !  L’Or (65% sur l’année ), l’Argent (132% au prix d’une volatilité forte comme le rappelle la fin d’année) les métaux de la transition ( +37 % pour le cuivre) et surtout presque tous les grands marchés d’actions.  De la Corée du Sud (75 % sur un an) à l’Espagne (49%) des valeurs chinoises cotées à Hong Kong (27%) au Nasdaq (21%) quelle vigueur pour tous ces marchés qui - avec des dynamiques-propres- auront terminés l’année sur des progressions élevées. Après une telle année, les investisseurs peuvent légitimement se questionner sur le caractère très consensuel de certains thèmes et sur la stratégie à adopter pour la période qui s’annonce. En effet, identifier le moment où une thématique devient trop consensuelle est un exercice difficile voire impossible, la prise de bénéfices et le rebalancement vers d’autres investissements moins prisés et plus contrariants peut être une option intéressante. Les choix contrariants de cette fin 2025 ne sont pas si nombreux tant l’année a été porteuse pour la plupart des actifs. Néanmoins, le pétrole, les devises asiatiques quelques marchés asiatiques ou certains secteurs boursiers sous pression en sont quelques exemples. En prenant une focale plus longue que la seule année 2025, les émergents et les valeurs matières premières qui avaient largement sous-performé les années précédentes peuvent être rajoutés à l’échantillon. Nous revenons plus en détail sur ces sujets dans cette lettre d’investissement.

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« La différence entre Dieu et Larry Ellison ? Dieu ne se prend pas pour Larry Ellison » La boutade lancée à propos du fondateur d’Oracle, avait donné son titre à une biographie fameuse publiée en 1997. 

Presque 30 ans plus tard, Larry Ellison, « l’ancien » du secteur de la technologie, a démontré que l’octogénaire était toujours fringant et capable d’accrocher des records. Mi-septembre, au cours d’une séance boursière mémorable, le management d’Oracle annonçait avoir signé un contrat de 310 Milliards de dollars avec Open AI. Passé l’effet de sidération, il nous est apparu que les marchés étaient tout de même bien généreux :  Ce flamboyant contrat ne devrait pas générer de profit avant 2030 et va demander des investissements colossaux, on parle ici de chiffre d’affaires, pas de profit. En ajoutant plus de 300 Milliards à la capitalisation d’Oracle il nous semble que les investisseurs sont un peu rapides en besogne. Warren Buffett aimait à rappeler que lors de la Ruée vers l'or les vendeurs de pelles et de pioches avaient souvent fait fortune plus rapidement que beaucoup des chercheurs d’or. Il en est peut-être de même aujourd’hui avec l’IA. Les champions de l’IA sont aujourd’hui très richement valorisés, les acteurs qui rendront possibles l’IA de demain (en particulier ceux qui seront capables de transformer les infrastructures électriques et de produire plus d’électricité) le sont beaucoup moins.  Nous revenons plus en détail sur ces sujets et leurs implications dans cette lettre d’investissement.

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Est-ce de trop s’être fait traiter de poulet qui se dégonfle ?  Le président Donald Trump a finalement choisi de frapper 3 cibles militaires iraniennes bien avant la fin de la période de 2 semaines qu’il s’était accordé. 

Le TACO (Trump Always Chickens Out) sigle dont les intervenants  qualifiaient volontiers le président américain aura peut-être conduit à un acte géopolitique majeur. Et pourtant depuis l’accélération brutale des conflits au Moyen-Orient les marchés semblent étonnement résilients. Certes le pétrole a gagné 15 % quand Israël a frappé l’Iran mais les indices d’actions ont en revanche peu réagi, quant à l’indice de volatilité il reste sagement autour du niveau de 20 :  ce n’est pas la complète sérénité mais on est loin des niveaux de stress d’avril par exemple. Nous revenons plus en détail dans ce document sur les raisons de cette dichotomie. Pour aller au but les allocations n’ont pas été significativement modifiées depuis le début du conflit Israël-Iran, en cela la position adoptée s’appuie sur l’analyse détaillée dans cette lettre et reflète l’expression populaire que dans les marchés le pire n’est jamais certain… 

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Les investisseurs aiment les anniversaires et les chiffres spectaculaires qui les accompagnent, on ne pouvait passer sous silence ce double anniversaire : 

- Il y a 25 ans exactement, la bulle internet éclatait (le Nasdaq perdrait plus de 75 % de sa valeur dans les deux ans qui suivraient !)

- Il y a 5 ans, le 12 mars 2020, au début de la pandémie, l’indice Standard and Poor’s faisait un point bas à 2192 (A l’été 2021, il avait déjà doublé !). L’occasion de se souvenir de l’adage « en bourse, on sous-estime toujours les tendances ! ». 

Et l’enterrement ? C’est celui des « Trump-trades » qui auront eu pour l’instant une vie bien éphémère. L’élection du nouveau président des États-Unis devait profiter au dollar, aux actifs américains, aux capitalisations moyennes et inversement pénaliser les marchés européens et chinois. Les marchés chinois ou européens en particulier surperforment désormais le marché américain. Dans cette comparaison Europe - États-Unis sur une cinquantaine d’année, on observe le décrochage exceptionnel des marchés européens depuis 2008 : ils sont le reflet d’un différentiel de croissance entre les deux zones, de la suprématie américaine dans la Tech… Mais on voit aussi que le rattrapage récent des marchés européens est dérisoire si on le remet dans une longue perspective. L’adage boursier mérite surement un deuxième rappel : On sous-estime toujours les tendances… Nous revenons sur ce sujet ainsi que sur les menaces liées à la guerre tarifaire dans notre lettre d’investissement.

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A peine la dinde digérée l’investisseur européen désabusé notera que -comme d’habitude (16 fois sur 17 depuis 2008 !) -  les marchés américains surperforment les autres marchés et les marchés européens en particulier.  Une routine, encore que l’ampleur de la surperformance de l’indice phare de la bourse américaine en 2024 soit assez exceptionnelle :  23% d’un côté à comparer aux 6 % seulement de ce côté de l’Atlantique pour le Stoxx600.  Différentiel de croissance entre PIB américain et européen, différence de croissance bénéficiaire des entreprises entre sociétés américaines et sociétés européennes, les explications structurelles de la surperformance américaine ne manquent pas et nous revenons dessus plus en détail dans cette lettre… A la lumière du bilan de 2024,  des deux alternatives qui s’offrent à l’investisseur : Rester sur les gagnants (le secteur de la technologie) chez les gagnants (L’Amérique) ou au contraire investir sur les géographies plus en difficulté, nous retenons… les deux alternatives. Il n’est plus temps d’augmenter l’allocation sur les « beaux modèles » américains très chèrement valorisés, à l’inverse les attentes sont tellement faibles sur le deuxième groupe que la moindre embellie produira des retours spectaculaires. La diversification demeure le seul « free lunch », l’adage nous parait particulièrement pertinent pour bien commencer l’année 2025. Nous détaillons ces différents éléments dans nos dernières perspectives trimestrielles.

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50 points de base et une date anniversaire

1/2 point : à l’issue d’un long suspens, la décision de la réserve fédérale américaine est connue : les taux américains ont été ramenés dans une fourchette de 4.75 à 5%. C’est peu dire que la nouvelle était attendue. Ensuite les mots de Jérôme Pauwels ont été pesés, les financiers se sont réjouis en lisant que « the upside risks to inflation have diminished and the downside risks to employment have increased » . Ils ont regardé les comportements de marché passés et se sont souvenus que lorsque la FED baisse ses taux de 50 points de base - si il n’y a pas de récession - les marchés montent en moyenne de 16% dans les 6 mois qui suivent. Le si est important, mais ne boudons pas notre plaisir. Septembre est aussi un mois anniversaire : celui il y a deux ans du bref épisode gouvernemental de Liz Truss au Royaume-Uni. L’annonce de baisses d’impôts non-financées avait déclenché un stress brutal sur la livre et la dette britannique plus connu sous le nom de « Liz Truss moment » Cet anniversaire trouve aujourd’hui une résonance particulière en France et elle devrait aussi être considéré aux États-Unis où l’orthodoxie budgétaire n’est au programme d’aucun des deux candidats… Les banquiers centraux ont bien souvent « sauvé la mise » des marchés, leur action a néanmoins des limites que les politiques ne doivent pas aller chercher. Des deux côtés de l’Atlantique, il faut se garder de réitérer l’épisode britannique de septembre 2022 … Autant de thèmes que nous développons dans cette lettre d’investissement.

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Élections et cohabitation sur les marchés financiers

Alors que les Français s’apprêtaient à prendre des places pour les épreuves des JO ou au moins à régler les téléviseurs, la dissolution surprise de l’assemblée provoquée par Emmanuel Macron au lendemain des élections Européennes est venue voler la une de la presse Française, et bien souvent celle de l’actualité économique de la zone euro. Les marchés se sont vite ajustés.  Le CAC abandonne 6.5% quand l’indice européen perd 2.3%,  l’euro  perd 1,5 % contre le Franc suisse et l’écart de taux entre la dette Allemande et la dette française s’écarte passant de 50 points de base  à 80 points de base. A l’autre extrême du spectre, le marché américain affiche une santé insolente et la folie boursière continue autour de Nvidia.  L’un des enseignements de ce mois-ci est que le facteur politique que l’on appréhendait en 2024 fait son retour en force mais pas forcément là où on l’attendait. Ce risque est de nature à donner un coup d’arrêt à des tendances boursières bien établies. Il s’agit d’une raison de plus pour demeurer prudent en terme d’allocation et, plutôt que de courir après certains thèmes dans l’euphorie générale,  de commencer à considérer certaines des « victimes collatérales » de l’environnement actuel. Nous développons certains de ces idées dans cette lettre d’investissement.

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