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VOUS AVEZ DIT STAGFLATION ?


Un mois après le début de la guerre en Iran, alors que se meurt le scénario d’une opération éclair les marchés commencent à envisager une opération de longue durée dont les conséquences sur les marchés se résument en une implication imparable : prix du pétrole élevé = taux élevés et actions en baisse. Car des conditions de circulation dans le détroit d’Ormuz et du niveau du pétrole dépendent désormais tous les prix d’actifs. Comme le résumait bien un gérant américain : que l’on traite de l’Apple ou du 10 ans américain « pour finir nous sommes tous devenus des traders de pétrole ». Les développements des derniers jours ont rappelé qu’il était souvent plus difficile de sortir d’un conflit que d’y entrer. Les seuils de douleur des belligérants sont souvent sous-estimés, Trump élu sur un programme de non-interventionnisme engage son pays dans un conflit majeur... En un mot loin de nous l’idée de pronostiquer une date de résolution de crise. Deux convictionsnéanmoins. La première concerne le seuil de douleur du président américain, ce seuil étant cyniquement plus corrélé au prix du pétrole et du 10 ans américain qu’à tout autre chose le scénario des années 70 devrait être évité. Qu’un tel scénario vienne à être « pricé » par les marchés, cela ne peut être complètement exclu et sans doute aurait-on des points d’entrée. Quant à notre deuxième conviction – plus ancienne – la situation actuelle valide (tristement) que le réveil brutal du prix des matières premières observé il y a plus d’un an déjà s’inscrit surement dans une durée longue. Nous revenons sur ces sujets dans cette lettre d’investissement.

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